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Depuis plus de 15 ans, la modélisation de charges critiques en polluants atmosphériques est à la base des négociations internationales pour la réduction de la pollution atmosphérique. Ce concept scientifique, initié à l’origine en Scandinavie, a été rapidement adopté vers les années 90 par la Commission Economique pour l’Europe des Nations Unies dans le cadre de la convention de Genève sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance.
Les charges ou niveau critique sont définies comme une valeur d’exposition à un ou plusieurs polluants en dessous de laquelle des effets significatifs indésirables sur des éléments sensibles de l’environnement n’apparaissent pas en l’état actuel des connaissances.

Plusieurs protocoles au sein de la convention de Genève ont été signés depuis, pour adapter les lois à l’évolution des connaissances en matière d’environnement. Le dernier protocole en cours de négociation date de 1999. Il traite de l’acidification, de l’eutrophisation et de l’ozone. Avant cela deux protocoles ont été définis en 1998 et traitent des métaux lourds et des composés organiques persistants. Dans le cadre des travaux de la convention, les pays signataires se sont engagés à produire des cartes de charges critiques.
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Les cartes de charges critiques présentés sur ce site montrent pour la France en l’état actuel des connaissances les charges critiques calculées pour différents écosystèmes. Ces cartes permettent d’identifier des zones du territoire couverts par des écosystèmes sensibles et de révéler ainsi des situations locales particulières.
Dans les années 70 et 80, les dégâts causés par les pluies acides sur les forêts des pays du Nord ont été mis en évidence. Mais ce que l’on sait moins, c’est que ce phénomène a également touché les forêts du nord de la France, dans les Vosges et dans les Ardennes ainsi que certaines zones du Massif Central. Ces pluies acides sont principalement dues aux émissions de polluants atmosphériques (azote et soufre) par les rejets industriels, automobiles et agricoles en Europe.
Ces polluants peuvent être transportés sur de très longues distances par les courants aériens, traverser les frontières et se déposer sur des écosystèmes éloignés de la source d’émission. Mais il n’y a pas que les polluants acidifiants, d’autres types de composés dangereux pour l’homme et l’environnement sont transportés dans l’atmosphère. Les métaux lourds, en particulier le plomb, le cadmium, le mercure, l’azote ainsi que l’ozone et les composés organiques persistants (POP) sont émis en grande quantité dans les pays industrialisés.
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